Analyse de l’ADQ sur les réseaux sociaux

mai 18, 2009

Suite de mon précédent billet où je traitais du Parti libéral du Québec, enjoy!

Facebook

La page Facebook de l’ADQ a 804 admirateurs.

La page est mise à jour assez souvent, mais il n’y a pas de fil RSS intégré vers l’actualité de leur site et qui update l’actualité de la page automatiquement.

L’album photos est souvent mis à jour, ainsi que le calendrier.

Encore une fois, je recommande l’utilisation de l’application FBML pour mieux organiser la page.

La section info nous mentionne qu’il y a 4 autres députés présents sur Facebook, toutefois on ne met pas l’hyper-lien de la page pour nous y rediriger. J’ai visité le compte de François Bonnardel, qui compte 239 amis, mais il n’interagit avec personne et ne fait pas d’update de statuts. Denis Coderre serait très certainement un exemple à suivre en matière de gestion de compte Facebook… Les 3 autres ne permettent pas le visionnement de leur compte si nous ne sommes pas amis avec eux.

Il y a un groupe « je vote ADQ le 8 décembre » comptant 842 membres, et il y a eu la création d’un groupe officiel du parti qui compte seulement 6 membres pour l’instant.

Le groupe de la commission des jeunes compte 240 membres.

Le groupe mis à jour relativement souvent, il y a 6 sujets de discussions dont le dernier est assez récent et les gens y tiennent des discussions.

Twitter

Il y a un compte @ADQParlement, qui représente l’aile parlementaire de l’ADQ à l’assemblée nationale. Il suit 149 personnes, et se fait suivre par 116 personnes. Ils font des updates régulièrement, mais ils ne conversent pas avec les gens.

Il y a un compte @cdjadq, qui représente la commission des jeunes de l’ADQ. Il y a 66 personnes qui suivent ce compte, et le compte en suit 67. On ne sait pas quel représentant de la commission fait les mises à jour (qui sont relativement régulière), mais il fait des ReTweet de temps en temps, indique les mises à jour du blogue de la commission jeunesse et maintient une conversation.

Utilisation des vidéos sur le net

L’ADQ a sa chaîne sur YouTube, il y a 40 vidéos et 457 visionnements. Le nombre d’amis et d’abonnés n’est pas disponible, et il n’y a pas de playlist pour organiser les vidéos. Il y a également 22 vidéos favoris qui nous redirigent vers des chaînes affiliées à l’ADQ, comme celle d’adqfan et de François Bonnardel.

Il y a très peu de conversations sous les vidéos. Le style des vidéos est très classique, on ne retrouve pas de contenu original. Ce sont uniquement des extraits de l’Assemblée nationale, ce qui, entendons-nous, n’est pas le contenu le plus palpitant au monde… Toutefois, ce type de contenu peut être utile pour quelqu’un qui suit sérieusement la politique et qui cherche à savoir ce que ses députés disent à l’Assemblée nationale. L’erreur ici est de se restreindre à ça… Le brocoli est bon pour la santé, mais ce n’est pas avec ça qu’on attire son kid vers la table de la cuisine.

La commission jeunesse a également une chaîne, mais on y retrouve seulement un vidéo qui montre des gens qui votent dans un congrès de la commission jeunesse…

YouTube est le seul site de mise en ligne où l’ADQ a une présence officielle.

Blogosphère

Il y a plusieurs blogueurs associés à l’ADQ. On en retrouve une liste sur leur site web et le site précise bien que « L’Action démocratique du Québec n’est nullement responsable du contenu des sites externes. ».

Le parti n’a pas de blogue officiel.

Sur les 6 députés de l’ADQ, 4 ont leur site web. François Bonnardel est le seul qui a une section blogue avec commentaires ouverts, qui ne permet pas d’hyper-lier son nom vers son blogue ou son site web. Le blogue est peu souvent mis à jour. Ces billets sont très courts et peu intéressants, et il n’y a pas de conversations sous les billets.

On peut donc conclure qu’officiellement l’ADQ, de façon officielle, est assez hermétique face aux conversations dans la blogosphère, mais que les blogues partisans auxquels elle s’associe sont assez lu et commenté, et représentent un certain poids dans la blogosphère.

Au niveau de la commission jeunesse, ils ont leur blogue intégré dans leur site web, avec commentaires ouverts. Nous avons la possibilité de nous connecter avec Facebook connect ou d’hyper-lier vers notre blogue dans notre nom. Ce serait bien d’avoir openid. Les gens commentent de temps en temps et il y a quelques conversations intéressantes, avec des gens qui ne sont pas toujours d’accord avec le contenu des billets. La commission jeunesse est donc moins hermétique que le parti en tant que tel.

Lien entre le site web et la présence sur les réseaux sociaux

Le site de l’ADQ est beaucoup plus connecté que celui du PLQ sur les réseaux sociaux. Comme je le disais plus haut, on nous indique des blogues à suivre, ainsi que les comptes Twitter officiels de l’ADQ et de partisans.

On nous offre une section qui s’intitule « Prenez la parole sur le web et les tribunes médias », où on nous explique comment créer un blogue gratuitement. Selon Marc Laporte, l’intranet du site offre également une foule d’informations pour les blogueurs pour les alimenter. On nous redirige aussi vers la page Facebook de l’ADQ et le Twitter de l’aile parlementaire. Toutefois, le « prenez la parole » prend ici uniquement son sens dans la blogosphère, étant donné que les gens qui tiennent le compte Twitter ne semblent pas vouloir converser avec la population, et que la page Facebook est beaucoup moins propice qu’un groupe à la discussion.

Le site nous permet de s’inscrire à une info-lettre, et d’envoyer le site web de l’ADQ « à un ami ».

Il y a également une section vidéos, qui renvoi aux canaux officiels de l’ADQ sur YouTube.

Quand au site de la commission jeunesse, il contient un blogroll assez fournis, et il nous redirige vers le groupe Facebook, leur compte Twitter, leur compte sur Flickr et le site web de l’ADQ.

Verdict

L’ADQ est présente là où il faut l’être, mais elle n’optimise pas ce qu’elle pourrait faire sur chaque réseau, que ce soit au niveau de Facebook, de la forme des vidéos et de la diffusion de ses idées par la conversation.

De façon officielle, l’ADQ n’entretient pas la conversation qu’elle pourrait entretenir avec les gens qui fréquentent le web. En fait, elle décentre la majorité des conversations vers des blogueurs qui, sans la représenter, sont quand même porteurs de ses idées et les diffusent largement. Cette méthode à de prime abord l’avantage politique de ne pas trop mouiller l’ADQ officiellement dans l’optique où il y aurait des écarts et des choses qui se disent moins, et de faire en sorte que le mouvement adéquiste sur le web est plus authentique et grass root.

En contrepartie cette utilisation restreinte du web ne favorise pas vraiment une plus grande transparence des gens qui ont le pouvoir, ni d’utilisations de méthodes qui permettraient à l’ADQ de mieux se grounder sur l’intelligence collective web, et de s’adapter aux réseaux de celui-ci.

Les jeunes adéquistes s’en tirent un peu mieux à ce niveau, ils sont plus portés à avoir des conversations avec les gens des différents réseaux.

Encore une fois, je vous réfère à ce blogue pour une analyse SEO, design et contenu!


What’s going on? Analyse web des partis politiques québécois sur les réseaux sociaux

mai 11, 2009

J’ai eu le syndrome du blogue blanc depuis quelques temps, mais aujourd’hui, en me promenant sur Facebook, je me suis demandée ce qui se tramait avec nos partis politiques suite aux dernières élections provinciales. Considérant qu’il y a quelques initiatives qui se font chez les partis, surtout au sein du Parti Québecois et de Québec solidaire, je me suis dis que ce serait intéressant de faire un bref survol de leur présence (ou absence) web au niveau des réseaux sociaux. Je vais également regarder les différences/ressemblances entre la présence des commissions jeunesses et des partis en tant que tel. On dit souvent que les jeunes sont plus technos, je vais vérifier ça. Je compte publier un billet à chaque un ou 2 jours, couvrant les différents partis.

Aujourd’hui : le Parti libéral du Québec.

Pas de grand changement notable de ce côté-ci depuis les élections.

Sur Facebook

Jean Charest a une page Facebook comptabilisant 3 286 fans. Les fonctionnalités de la page Facebook ne sont toutefois pas optimisées, malgré la présence d’un fil RSS qui update l’actualité sur la page. L’application FBML serait entre autre à utiliser pour rediriger les gens vers les endroits où le PLQ est « actif » sur le web… La page ne redirige pas vers le site web du Parti libéral, mais on a la possibilité d’écrire directement à Jean Charest.

Le groupe Facebook du Parti libéral compte 942 membres. Il y n’y a aucune mise à jour et les gens sont peu présents dans les espaces de discussion . Le groupe ne redirige pas vers la page de Jean Charest, et vice-versa.

Au niveau de la commission jeunesse, leur groupe Facebook compte 500 membres et leur page Fan compte 167 admirateurs. Leur page n’est pas mise à jour : elle compte seulement 2 actualités datant du 11 août et du 14 avril 2008. Il y a également peu de conversations dans les espaces qui le permette.

Il est indiqué sur le groupe des jeunes libéraux qu’Alexis St-Gelais aurait été pendant un moment leur conseiller aux nouveaux médias. Dommage que celui-ci n’ait pas plus prêché pour sa paroisse…

Quelques députés sont présents sur Facebook, dont Sam Hamad, qui a sa propre page mise à jour de façon régulière. Ce serait bien que la page de Jean Charest redirige vers les autres députés présents sur Facebook…

Sur Twitter

Aucune présence notable. Pas de compte officiel pour le PLQ ou pour Jean Charest, et je n’ai pas détecté la présence de députés non plus. La commission jeunesse est également absente.

Utilisation des vidéos sur le net

Le PLQ a sa chaîne YouTube. On y compte seulement 7 vidéos, le plus récent ayant été mis en ligne il y a 5 mois. Le nombre de visionnement varie entre 382 et 1698 par vidéo. Le PLQ n’a pas de playlist, et la chaîne compte seulement 6 abonnés. Il y a très peu de commentaires sous les vidéos (9 en tous), ni de conversations. Il y a une moyenne de 7-8 avis par vidéo.

Le PLQ a également un canal sur Dailymotion. Ils utilisent plus ce site que YouTube : on y compte 13 vidéos mis en ligne, et on totalise 27 339 visionnements. Le dernier vidéo a été mis en ligne il y a 1 mois. En comparaison avec les autres partis, on ne peut pas dire que les libéraux sont très actifs dans le renouvellement de leurs vidéos… Le canal compte seulement un abonné, et aucuns amis. Cerise sur le sundae : les commentaires ont été désactivés sous les vidéos.

Les vidéos ne sont pas vraiment adaptés à la culture web. Il y a peu de contenu authentique, original et qui nous en fait réellement découvrir plus et qui donne envie de le partager : ce sont souvent des extraits de conférence de presse, de discours ou des pubs télévisées mises en ligne sur le web. Bref, le web est vu ici comme une grosse télé.

Les jeunes libéraux n’ont pas de canal YouTube ou Dailymotion.

Blogosphère

Pas de blogue officiel du parti ou de Jean Charest, ni de la commission jeunesse.
Quelques députés ont un blogues ou un site web, mais on y publie surtout des communiqués de presse. Les espaces de commentaires sont ouverts dans certains cas, mais on se doute qu’avec ce genre de contenu il n’y pas beaucoup de réactions sous les billets… On peut donc conclure que le PLQ est relativement hermétique par rapport aux conversations dans la blogosphère.

Lien entre le site web et la présence sur les réseaux sociaux

Le site officiel du PLQ nous redirige un peu sur sa présence sur le web. Nous avons la possibilité de devenir fan de Jean Charest sur Facebook, et de partager le contenu génral du site sur les différents réseaux grâce à l’application AddThis. Il y a également un onglet vidéo, qui affiche des vidéos mis en ligne sur Dailymotion.

Quant à la commission jeunesse, leur site ne redirige pas vers leur présence web.

Le verdict final

On peut dire que les libéraux font une utilisation assez minime du web, et que les jeunes libéraux sont encore moins présents que leur aînés. Ça vient nuancer l’argument générationnel qu’on entend habituellement, à moins que les libéraux soient ontologiquement plate!

Il n’y a pas vraiment de conversation qui s’engage avec la communauté web en général, même auprès de leur propres membres! De façon générale, il y a peu de discussion sous les espaces où le contenu est publié, mais il y en a également peu dans les endroits où le contenu est diffusé. Le PLQ semble donc viser le militant convaincu, mais ne cherche pas à ratisser plus loin que son noyau dur, ni à mieux se le consolider.

Le web est donc surtout utilisé pour compiler de l’information et avoir une relative présence obligatoire. On a tenté d’utiliser une fois l’intelligence collective qui peut se dégager du web, sous forme de sondage pour la consultation pré-budgétaire. Toutefois cette consultation a plus été vue comme un exercice de relation publique que comme une tentative d’utilisation du potentiel démocratique du web (un texte que j’ai co-signé ici, et un billet post-mortem d’Yves Williams ici). En somme, le PLQ reste assez hermétique quant à sa présence web.

Pour une analyse du PLQ sur d’autres aspects (SEO, design, contenu), je vous invite à lire l’analyse de Nicolas Fradet, qui couvre également les autres partis politiques provinciaux.


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