What’s going on? Analyse web des partis politiques québécois sur les réseaux sociaux

J’ai eu le syndrome du blogue blanc depuis quelques temps, mais aujourd’hui, en me promenant sur Facebook, je me suis demandée ce qui se tramait avec nos partis politiques suite aux dernières élections provinciales. Considérant qu’il y a quelques initiatives qui se font chez les partis, surtout au sein du Parti Québecois et de Québec solidaire, je me suis dis que ce serait intéressant de faire un bref survol de leur présence (ou absence) web au niveau des réseaux sociaux. Je vais également regarder les différences/ressemblances entre la présence des commissions jeunesses et des partis en tant que tel. On dit souvent que les jeunes sont plus technos, je vais vérifier ça. Je compte publier un billet à chaque un ou 2 jours, couvrant les différents partis.

Aujourd’hui : le Parti libéral du Québec.

Pas de grand changement notable de ce côté-ci depuis les élections.

Sur Facebook

Jean Charest a une page Facebook comptabilisant 3 286 fans. Les fonctionnalités de la page Facebook ne sont toutefois pas optimisées, malgré la présence d’un fil RSS qui update l’actualité sur la page. L’application FBML serait entre autre à utiliser pour rediriger les gens vers les endroits où le PLQ est « actif » sur le web… La page ne redirige pas vers le site web du Parti libéral, mais on a la possibilité d’écrire directement à Jean Charest.

Le groupe Facebook du Parti libéral compte 942 membres. Il y n’y a aucune mise à jour et les gens sont peu présents dans les espaces de discussion . Le groupe ne redirige pas vers la page de Jean Charest, et vice-versa.

Au niveau de la commission jeunesse, leur groupe Facebook compte 500 membres et leur page Fan compte 167 admirateurs. Leur page n’est pas mise à jour : elle compte seulement 2 actualités datant du 11 août et du 14 avril 2008. Il y a également peu de conversations dans les espaces qui le permette.

Il est indiqué sur le groupe des jeunes libéraux qu’Alexis St-Gelais aurait été pendant un moment leur conseiller aux nouveaux médias. Dommage que celui-ci n’ait pas plus prêché pour sa paroisse…

Quelques députés sont présents sur Facebook, dont Sam Hamad, qui a sa propre page mise à jour de façon régulière. Ce serait bien que la page de Jean Charest redirige vers les autres députés présents sur Facebook…

Sur Twitter

Aucune présence notable. Pas de compte officiel pour le PLQ ou pour Jean Charest, et je n’ai pas détecté la présence de députés non plus. La commission jeunesse est également absente.

Utilisation des vidéos sur le net

Le PLQ a sa chaîne YouTube. On y compte seulement 7 vidéos, le plus récent ayant été mis en ligne il y a 5 mois. Le nombre de visionnement varie entre 382 et 1698 par vidéo. Le PLQ n’a pas de playlist, et la chaîne compte seulement 6 abonnés. Il y a très peu de commentaires sous les vidéos (9 en tous), ni de conversations. Il y a une moyenne de 7-8 avis par vidéo.

Le PLQ a également un canal sur Dailymotion. Ils utilisent plus ce site que YouTube : on y compte 13 vidéos mis en ligne, et on totalise 27 339 visionnements. Le dernier vidéo a été mis en ligne il y a 1 mois. En comparaison avec les autres partis, on ne peut pas dire que les libéraux sont très actifs dans le renouvellement de leurs vidéos… Le canal compte seulement un abonné, et aucuns amis. Cerise sur le sundae : les commentaires ont été désactivés sous les vidéos.

Les vidéos ne sont pas vraiment adaptés à la culture web. Il y a peu de contenu authentique, original et qui nous en fait réellement découvrir plus et qui donne envie de le partager : ce sont souvent des extraits de conférence de presse, de discours ou des pubs télévisées mises en ligne sur le web. Bref, le web est vu ici comme une grosse télé.

Les jeunes libéraux n’ont pas de canal YouTube ou Dailymotion.

Blogosphère

Pas de blogue officiel du parti ou de Jean Charest, ni de la commission jeunesse.
Quelques députés ont un blogues ou un site web, mais on y publie surtout des communiqués de presse. Les espaces de commentaires sont ouverts dans certains cas, mais on se doute qu’avec ce genre de contenu il n’y pas beaucoup de réactions sous les billets… On peut donc conclure que le PLQ est relativement hermétique par rapport aux conversations dans la blogosphère.

Lien entre le site web et la présence sur les réseaux sociaux

Le site officiel du PLQ nous redirige un peu sur sa présence sur le web. Nous avons la possibilité de devenir fan de Jean Charest sur Facebook, et de partager le contenu génral du site sur les différents réseaux grâce à l’application AddThis. Il y a également un onglet vidéo, qui affiche des vidéos mis en ligne sur Dailymotion.

Quant à la commission jeunesse, leur site ne redirige pas vers leur présence web.

Le verdict final

On peut dire que les libéraux font une utilisation assez minime du web, et que les jeunes libéraux sont encore moins présents que leur aînés. Ça vient nuancer l’argument générationnel qu’on entend habituellement, à moins que les libéraux soient ontologiquement plate!

Il n’y a pas vraiment de conversation qui s’engage avec la communauté web en général, même auprès de leur propres membres! De façon générale, il y a peu de discussion sous les espaces où le contenu est publié, mais il y en a également peu dans les endroits où le contenu est diffusé. Le PLQ semble donc viser le militant convaincu, mais ne cherche pas à ratisser plus loin que son noyau dur, ni à mieux se le consolider.

Le web est donc surtout utilisé pour compiler de l’information et avoir une relative présence obligatoire. On a tenté d’utiliser une fois l’intelligence collective qui peut se dégager du web, sous forme de sondage pour la consultation pré-budgétaire. Toutefois cette consultation a plus été vue comme un exercice de relation publique que comme une tentative d’utilisation du potentiel démocratique du web (un texte que j’ai co-signé ici, et un billet post-mortem d’Yves Williams ici). En somme, le PLQ reste assez hermétique quant à sa présence web.

Pour une analyse du PLQ sur d’autres aspects (SEO, design, contenu), je vous invite à lire l’analyse de Nicolas Fradet, qui couvre également les autres partis politiques provinciaux.

4 réponses à What’s going on? Analyse web des partis politiques québécois sur les réseaux sociaux

  1. LE député libéral que nous avons trouvé sur Twitter est Patrick Huot, député de Vanier (http://twitter.com/patrickhuot): ouverture du compte début mars et on attend le 2e update depuis.

  2. lutopium dit :

    Bonne analyse! On peut donc dire que l’électoral libéral ne navigue pas trop sur Internet. Générationnel, je crois…

  3. exovirtuelle dit :

    @ QuébecPolitique

    Comment l’avez-vous trouvé celui-là? J’ai essayé tweepz et Twitter Search avec plusieurs mots-clés, sans succès.

    @Lutopium

    Très juste! C’est ce qui va les perdre au bout du compte je pense. Il faut qu’ils développent d’autres façons de communiquer.

  4. [...] de l’ADQ sur les réseaux sociaux Suite mon précédent billet où je traitais du Parti libéral du Québec, [...]

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